
NEWS‼ le journaliste Bruno François Bidjang fait le point sur l’affaire de l’entreprise chinoise en révélant les éléments qu’il a obtenus
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le journaliste Bruno François Bidjang fait le point sur l’affaire de l’entreprise chinoise en révélant les éléments qu’il a obtenus.
Il dit :
«Affaire Sino Mart : le jeune camerounais a été bastonné pour avoir volé un sac, une rallonge et un insecticide
Selon un témoignage exclusif recueilli par nos soins auprès d’un employé de Sino Mart ayant requis l’anonymat, les violences infligées aux employés soupçonnés de vol sont connues et intégrées dans un système d’« entente » imposé dès le recrutement.
D’après notre source, au moment de la signature du contrat de travail, les nouveaux employés sont informés de l’existence de deux règles non écrites, absentes du contrat officiel. Il s’agit d’un accord verbal entre l’employeur et les employés. Selon cette entente, en cas de vol, deux options sont proposées : être présenté aux autorités compétentes ou subir une bastonnade à l’intérieur de l’entreprise. Ce préalable conditionne même l’accès à l’emploi.
C’est dans ce contexte que le nommé Arnaud Ombe Boya Victoire, identifié dans la vidéo devenue virale il y a quelques jours, a été violemment tabassé. Selon notre source, le jeune homme avait volé un sac, une rallonge électrique et un insecticide. Pour ces faits, il a été bastonné, humilié et frappé par un homme en tenue présenté par plusieurs témoins comme habitué à ce type de pratiques.
Les faits remontent à environ trois semaines avant la fuite de la vidéo. Ce jour-là, toujours selon notre témoin, quatre autres jeunes camerounais ont également subi le même traitement dans les locaux de l’entreprise.
Le témoignage va encore plus loin. Pendant que les scènes de violences se déroulent, le patron chinois ou l’un de ses représentants filme les images avant de les partager dans un groupe WhatsApp regroupant plusieurs patrons chinois installés au Cameroun. Selon notre source, ces vidéos y sont regardées avec moqueries et amusement.
Notre informateur affirme également que certains responsables camerounais présents dans ce groupe ne supportaient plus ces humiliations répétées infligées à leurs compatriotes. C’est finalement l’un d’eux qui va faire fuiter la vidéo, trois semaines après les faits.
Au moment de la diffusion des images sur les réseaux sociaux, la victime travaille déjà dans une autre entreprise. Toutes nos tentatives pour entrer en contact avec elle sont restées sans suite. D’après ses anciens collègues, le jeune homme refuse de parler par peur d’être repéré et de se présenter devant les autorités parce qu’il reconnaît le vol et sait que les responsables de l’entreprise détiennent les images.
Cette affaire provoque une vive indignation au sein de l’opinion publique camerounaise et relance le débat sur les traitements infligés à certains employés dans plusieurs entreprises étrangères installées au Cameroun. »
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